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Publié par Michel Castanier

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[Robert H. Keaton]

 

 

Tu lis de la lecture ?

 

Malraux et Chateaubriand dialoguent. Ils conversent de tombe à tombe (d’Antimémoires en Mémoires d’Outre-tombe).

Chateaubriand évoque la mort par la figure des ruines du temps.

Malraux figure le temps par l’espace – d’autant mieux qu’ils ne font qu’un ...

Il décrit la chambre d’un suicidé. On vient d’y enlever le corps. La pièce est demeurée dans l’ombre alors qu’il fait jour, seule l’inquiétante lumière électrique et le battement mécanique de la pendule...

L’écriture passe les rideaux et se déporte à l’extérieur de la chambre – attirée par les bruits de la rue. Ce léger décalage suffit dans une ultime phrase à susciter (de mémoire :) vers Samarcande le cheminement des caravanes dans l’ennui musulman.

Ainsi se dessine une arche temporelle entre la chambre obscure de la mort et le plein soleil d’une vie au désert. Un déplacement géographique dit le Temps.

La phrase terminale est l’exact répondant de ces fins de paragraphe chez Chateaubriand, régulièrement plombées par une évocation morose. L’effet en est parfois factice, à d’autres fois sublime. On ne gagne pas contre Dieu à tous les coups de dés.

 

Assis à ma terrasse favorite devant le parvis de la Maison carré, respectable monument, je concocte une de mes 1001 Vies en regardant distraitement passer quelques exem­plaires de l’espèce adverse.

C’est un défaut du grand âge voir cruellement ce qui se fer­mera chez une jeune fille, à peu près plus rien de per­sonnel et de rê­veur ne persistant, la singularité de cette harmonie s’indif­féren­ciant dans les sables d’un lit à l’autre.

Se protéger alors qu’on se clôt pour mourir est ne plus avoir la vi­sion de l’ouverture en elle, les présages qui se vérifie­raient, la gloire se­crète, le long et beau chemin buisson­nier, peut-être.

Notre péché contre l’espérance – à nous vieux incré­dules.

 

J’entrevois enfin ce que sera écrire.

Il y faudra toute une autre vie.

La bonne.

Sans doute les véritables recherches ne mènent qu’à des seuils.

 

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