Top articles
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L’Art de la fugue amnésique I (5)
10 mars – Qui est Suzie ? – Je ne connais pas de Suzie. – Tu m’as appelé Suzie ô ma Suzie quand tu as joui. – Moi ? – Qui d’autre, Georges ? Je ne remercierai jamais assez l’industrie du tabac. J’allume une cigarette aussi blonde que Suzie. Inhale. Exhale....
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L’Art de la fugue amnésique I (1)
17 février Georges… Il est bon de se prémunir contre ce qui n’est pas nommé. Nommer – honnête devoir d’homme, comme de nettoyer ses lunettes embuées au matin : y voir clair. Cette mixture informe qui a tout d’une assiette de vomi, elle ne cesse de me...
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L’Art de la fugue amnésique I (2)
22 février Qui est Georges ? Nommer n’est pas toujours une activité salubre et rassu rante. C’est ce qui fait que la vie en société est certes possible mais qu’elle est un souci, sans que ce soit le seul. Le plus cruel qui vienne à l’esprit est – mettons...
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L’Art de la fugue amnésique I (4)
2 mars Voici ce que j’aurais aimé écrire si j’avais eu la force de poursuivre mon effort – l’énergie et le métier : Au quartier général de la CIA, à Langley, l’agent spécial Georges Salengro, un homme ro buste d’assez grande taille, aux fortes mains moites,...
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L’Art de la fugue amnésique I (6)
15 mars J’en aurais des choses à dire au sujet de ce bavard. Roger, pour ne pas le nommer, l’ex de Suzie avant qu’elle ne vous épouse. Roger n’est plus ce qu’il était depuis la rupture de Suzie, s’il a jamais été grand-chose. Il ne part jamais nulle part,...
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L’Art de la fugue amnésique I (3)
23 février Quant à Louis… Louis n’est rien pour moi. Cette phrase est stupide. Per sonne n’est rien pour personne. La phrase est cette fois ma jestueusement incompréhensible. Jamais tout à fait rien. Per sonne. Rien. Une phrase toute en négation pour...
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L’Art de la fugue amnésique I (7)
20 mars Je pense à Suzie et à vous, son époux actuel, à vos soirées, à vos nuits, les sifflements nasaux, les soupirs, de doux petits pets imper ceptibles, à vos réveils : vous ne vous dites plus : c’est mer veil leux ! C’est Suzie ! Vous ne savez plus,...
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Catastrophe lente – 19
[Goélands - version définitive et globale du texte posté dans ce même blog le 17 mai 2023 : https://impeccablemichelcastanier.over-blog.com/2023/04/goelands-i.html] Goélands (L’écueil) est une nudité dans une solitude – Victor Hugo. 1 Séjour obligé en...
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Monsieur Hortense – 11
Michel Rouquette Le Munke vit seul avec un perroquet qui s’appelle Robin son et qui est confié à la SPA locale, il n’a pas de famille en France et, chaque lundi, rôde dans les buis sons du jardin de la Fontaine, vers la tombée de la nuit, à la re cherche...
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1001 VIES (507) : SOLANGE CREPON – 34
[Auteur de l’image introuvable] 4 Être ou n'être pas L’amie m’assurera d’abord que je suis – à ma grande sur prise. Ce qui va lui permettre à son tour d’être. On passe aus sitôt de l’être à l’avoir. Car l’amour est posses sion mu tuelle. Droit à la propriété....
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La Geste du potager (9)
La terre fut ce que le laboratoire promettait : ni trop d'ar gile (l'eau reste en surface) ni trop de sable (la terre est vite sèche). Il prépara le sol avec de la tourbe, de l'en grais, un peu de chaux. Il épandit du compost. Trop d'engrais : peu de...
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La Vie au cimetière 11
Edouard Édouard a installé l’électricité par une dérivation astu cieuse sur le courant municipal d’un réverbère. La suspen sion basse éclaire un pot d’œillets sur une table de jardin, délicatement or ganisés, mais flétris. L’air dans le tombeau s’est...
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La Geste du potager (8)
Cependant, le petit maître ne se reproduisait tou jours pas. Bientôt, elle consulta un thermomètre rectal à tout bout de champ, et cette singulière occupa tion était une fa meuse sur prise. Elle ne pensa plus que par cycles ; éta blit des courbes à l'aide...
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La Vie au cimetière 10
LOLA VERDIER – Merci d’être venu ! – Merci de m’avoir invité ! – Cesse de faire l’idiot. Berk sur le perron de la chapelle mortuaire des VERDIER continue im pertur ba ble ment de se frap per la poitrine avec les poings. – C’est la joie. LOLA VERDIER est...
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La Geste du potager (10)
Certains jours, les déménageurs de l’Etude em bar quaient dans leur camion bleu des couver tures épaisses, une bâche, des Sandows, une arai gnée ; enfin, le petit maître en état de tran slation au bout de leurs gants de cuir jusqu’à la plate-forme où...
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Des nouvelles de la mélancolie : Faire le ménage
FAIRE LE MENAGE 1 – Comment peut-on ne pas être amoureuse de moi ? Il y ré fléchit avec ses amis, qui n’ont pas de réponse significative. Il n’est pas de ces hommes qui fabulent sur leurs aven tures amoureuses. Il ne raconte que ses chutes. À moins qu’avec...
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La Geste du potager (11)
Les derniers chrysanthèmes fleurissaient. Les ombres s’allongeaient. Les feuilles se pigmen taient. La terre était hu mide et froide. Il avait eu beau alimenter en po tasse ses to mates réticentes, ce n‘étaient que quelques appa ritions rou geâtres comme...
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La Vie au cimetière (13)
Toussaint Un bruit de pas nombreux se fit entendre. Il s’approcha de la tombe d’Édouard et se tut. – La question, dit une voix au-delà des rideaux fleuris, la question est : qu’est-ce que tu fous là ? Couché sur le côté gauche, Édouard frissonna. Toussaint...
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La Vie au cimetière 9
Edouard Edouard repoussa avec appréhension les doubles paupiè res du sommeil pour assister au lever du jour – une pâleur morne sur la façade adverse des buildings. Des fenêtres éti rèrent leurs bras verts. Quel ques étoiles scintil laient encore dans...
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La Vie au cimetière (12)
Le Tour du propriétaire Édouard remonta par un petit escalier secret dans les su perstructures du cimetière, pour ga gner le pont vitré qui surplombait l’allée favorite des joggeurs. Il passa sans se montrer par les passerelles, escaladant à toute allure...
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La Geste du potager (12)
Il offrit pour l’anniversaire de Bertille avec une sorte d'évidence, de souplesse heureuse, un beau sécateur à manche tournant pour tailler longtemps et sans ampoules – qu'elle considéra sans trop d'amabilité. Ils buvaient de ce petit vin blanc de...
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SLAVA
Ô balances sentimentales. J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps sans doute que je m’éveille. Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l’amour et toi, la seule qui compte aujourd’hui pour moi, je pourrais moins toucher...
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Chronique du rat (8) La Séance de lecture, ce drame.
– Tu veux pas lire mon manus ? S’il est savant, ce sera son « tapus », mais c’est du pareil au même, vous êtes de corvée. Il a décidé que son roman aurait une structure aléatoire, imprévisible, peut-être même improbable. Il y sera question du temps qu’il...
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Maman et Moi (4) feuilleton
4 Nous ne faisons pas chambre à part, nous faisons appartement à part, c’est une plaisanterie à elle, cela l’amuse de le dire à nos amis, enfin à ses amis, c’est son choix, sa liberté, on s’y tient, elle surtout s’y tient. Mon appartement est plus petit...
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Maman et Moi (6) feuilleton
6 Je ne m’intéresse vraiment qu’aux changements de positions, c’est émouvant ces maladresses, ces petits ridicules, parfois un regard inquiet, un geste affectueux à peine perceptible, une tendresse réprimée, un vrai beau sourire, un effet de surprise,...